Le retour de Craig Pollock : qui est le grand manitou de la Formule Equal ?

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Portrait de Chraig Pollock, fondateur de Formula Equal
28 mars à 19:25
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Cela ne devrait vraiment pas être une grande surprise. Sa page LinkedIn révèle que Craig Pollock travaille en tant que directeur général d'une société appelée Formula Equal depuis janvier 2018. Depuis mardi après-midi, on sait clairement quel est l'objectif de cette société : lancer une nouvelle équipe de Formule 1, qui doit être au départ des Grands Prix en 2026.

Pollock n'est pas un multimillionnaire à la recherche d'un jouet et qui se lance dans la Formule 1 pour y parvenir. L'homme d'affaires anglais a plutôt besoin d'investisseurs extérieurs pour faire décoller son remarquable projet : une nouvelle équipe composée à 50 % d'hommes et à 50 % de femmes. Cela s'applique également au duo de pilotes, ce qui rend l'idée à la fois intéressante et compliquée.


Pas de fantaisie

Un pays du Golfe - une région où les droits des femmes ne sont pas la priorité numéro un - semble prêt à contribuer financièrement, raconte Pollock. De plus, son équipe serait basée dans ce pays. Peut-être le monde extérieur considère-t-il le projet comme voué à l'échec. Fanfare. Mais le passé l'a montré : Pollock est tout sauf un fantaisiste. Dans un passé gris, en tant que cofondateur de l'écurie de F1 BAR, il a même réussi à convaincre Honda de revenir en Formule 1.

La vie de Craig Pollock se lit comme un livre passionnant. Enseignant à la fin des années 1970, il est rattaché au Collège Beausoleil, un internat extrêmement coûteux situé en Suisse. C'est là que Pollock, devenu directeur du département des sports, rencontre le jeune Jacques Villeneuve. Le Canadien avait été envoyé dans cette ville de montagne après la mort de son père, le pilote de F1 Gilles.


Une rencontre fortuite

Après avoir quitté l'école, Villeneuve entame une carrière de pilote professionnel, qui ne se déroule pas très bien les premières années. Par hasard, à Suzuka au Japon, il rencontre son ancien professeur Pollock, venu pour une réunion d'affaires avec Honda. Les deux hommes discutent et Villeneuve, se souvenant de sa bonne entente avec Pollock en Suisse, demande à l'Anglais de l'aider à relancer sa carrière. Pollock devient le manager du Canadien, ce qu'il restera jusqu'en 2008.

Avec Villeneuve, qui a remis sa carrière sur les rails, Pollock atteint la Formule 1. En effet, Villeneuve est devenu le premier et le seul champion du monde que le Canada ait jamais présenté. Cela a ouvert des portes, y compris à Pollock. Beaucoup de portes. C'est ainsi qu'il est entré chez British America Tobacco, qu'il a réussi à convaincre d'investir dans une écurie de Formule 1. Cette équipe est devenue BAR (anciennement Tyrrell), pour laquelle Villeneuve a ensuite piloté. Pollock a ensuite vendu BAR à Honda. L'équipe est aujourd'hui Mercedes.


Un avantage de l'aventure en F1

Tout ce que Pollock touche ne se transforme pas en or. Mi-2011, il a créé la société PURE, qui devait fournir des moteurs aux équipes de Formule 1 en tant que fournisseur indépendant. En raison de problèmes financiers, les projets n'ont pas vu le jour, bien que Pollock ait conservé les droits de propriété intellectuelle sur les moteurs. Depuis lors, les moteurs des voitures de Formule 1 ont considérablement changé, mais les connaissances acquises offrent à l'homme d'affaires un avantage dans sa tentative de rejoindre la grille de la F1.

Ces dernières années, Pollock n'a pas été visiblement actif en course automobile. Ainsi, alors qu'il travaillait sur F= dans les coulisses, il a rejoint une société d'investissement à Monaco en tant qu'associé. Un rôle sous le vent. Cette période est désormais révolue, et Pollock se prépare à un retour tout aussi inattendu et spectaculaire dans le paddock.